Que l’on s’y soit attendu ou non, la seconde session est malheureusement une étape inévitable par laquelle la majorité des étudiants d’enseignement supérieur sont obligés de passer. Nous sommes tous d’accord que ce n’est pas l’étape la plus évidente et chouette de l’année. Voici quelques conseils pour affronter cette période et en ressortir (si possible) au top.

Etape n°1 : Le repos s’impose !

Qu’on ait raté trois ou huit examens sur notre session, interdiction de se mettre au travail dès le 1er juillet de 8h à 22h. En tout cas, j’espère que vous ne l’avez pas fait. Sinon, accordez-vous quelques jours de pause sur le champ ! On ressort d’une période de travail intense après laquelle notre cerveau et notre corps sont fatigués. Si vous reprenez directement le boulot, votre cerveau vous lâchera après une semaine ou même moins ! Alors prenez une semaine au minimum pour faire ce que vous voulez, dormir, faire la fête, partir en voyage,… Videz-vous un maximum l’esprit et ne pensez-pas tout de suite à votre seconde sess’.

Etape n°2 : On fait le point !

Après s’être reposé, il faut tout doucement commencer à penser à sa seconde sess’. Mais avant de ressortir les syllabi et les synthèses, prenez le temps de réfléchir à votre situation. Quelles sont les causes de votre échec ? Quelques causes fréquentes d’échec :

  • Manque d’étude pendant l’année et/ou pendant la session
  • Mauvaise compréhension des concepts-clé et difficultés de restitution
  • Défaut de mémorisation
  • Non-respect des consignes
  • Excès de stress et fatigue de fin de session
  • Difficultés à anticiper les questions d’examen durant votre étude et attentes erronées concernant la forme de l’examen
  • Méthode de travail inappropriée et/ou inefficace

Remettez-vous en question car il est important de comprendre la raison de son échec afin de ne pas commettre les mêmes erreurs. Si vous avez été voir vos copies d’examens, c’est déjà un très bon début ! Cependant, n’oubliez pas que cette session, c’est votre dernière chance de réussir votre année et que celle-ci est vraiment en jeu.

Etape n°3 : On positive !

Les parents qui râlent parce qu’ils doivent changer les plans de vacances, les potes qui réussissent, penser au fait que votre été est fichu, qu’il va encore falloir étudier,…d’accord, toutes les raisons sont valables pour déprimer mais non ! On ne se laisse pas aller et on positive ! Dîtes-vous que réussir, c’est possible, que ça va aller, que vous avez plus de temps pour étudier et comprendre votre matière,…

Ce n’est pas en vous lamentant sur votre sort que vous allez pouvoir avancer et vous concentrez sur la suite. Si besoin, encouragez-vous avec des amis qui sont dans la même situation que vous.

Etape n°4 : On s’organise !

Une fois que vous avez compris la cause de votre échec, il est temps de faire son planning. Tout le monde ne fonctionne pas de la même manière, mais la seconde session est souvent l’occasion de revoir son organisation, surtout si vous êtes en première année. Quelques pistes :

  • Utilisez un calendrier : le calendrier/planning est la façon la plus courante d’organiser son temps d’étude. Il a l’avantage de cibler le temps restant avant vos épreuves.
  • Utiliser une liste de to do : si vous aimez marquer le coup une fois une tâche accomplie, tenir une liste de to do est une autre méthode de gestion de votre étude. Elle vous permet de préciser davantage vos tâches et de savoir précisément ce qu’il vous reste à faire dans chaque matière.
  • Prévoyez à l’avance votre méthode de travail : pour éviter de changer de méthode en cours d’étude, pensez avant de commencer à celle que vous souhaitez employer. Adaptez-la au maximum à la matière que vous étudiez, en fonction de ce qui fonctionne pour vous ; exercices, listes de concepts et lexiques, répétitions orales, lecture simple, synthèses…

Etape n°5 : On recharge nos munitions !

Avant d’attaquer, il faut être bien équipé. Direction le supermarché/papeterie pour faire ses courses blocus : blocs de feuilles, fluos, post-it, portes-mine,…

Assurez-vous également d’avoir à disposition tous les supports dont vous pourriez avoir besoin. N’hésitez pas à étudier sur de nouveaux supports : peut-être vos notes n’étaient-elles pas assez complètes, votre synthèse trop longue/courte, les concepts-clé présentés sous une forme qui ne facilite pas la compréhension… Pour ça, n’hésitez pas à faire un petit tour sur Niksi et à créer vous-mêmes vos nouveaux supports.

Etape n°6 : On attaque !

Ca y est, vous entrez officiellement dans le fond du sujet. A nouveau, chacun a son rythme mais privilégiez l’étude le matin car on est beaucoup plus productif. Essayez d’avoir une bonne alimentation et de dormir entre 8 et 10 heures. N’oubliez pas de vous aérer, car un cerveau mal oxygéné apprend mal.

A savoir : il n’est pas nécessaire de faire 8 heures d’études par jour, sauf si vous découvrez vos cours évidemment. S’il s’agit d’un examen que vous avez déjà présenté, le fait de revoir le cours une seconde fois vous prendra moins de temps car une partie de la matière sera déjà acquise. Ne vous étonnez pas si parfois vous finissez plus tôt que prévu.

Etape n°7 : On revoit en groupe !

Une fois la matière revue, n’hésitez surtout pas à appeler vos potes et camarades d’auditoires qui sont dans le même cas que vous. Etudier à plusieurs, se poser des questions, s’entraider marche souvent très bien. De plus, ça vous permettra de tous vous soutenir dans cette période difficile.

Je pars en vacances, je fais comment ?

Si vous partez, effectivement vous allez devoir prendre vos cours et étudier sur place. Que ce soit au bord de la plage ou autre destination, arrangez-vous pour étudier quelques heures à un moment dans la journée où vous êtes sûrs que vous êtes libres et concentrez-vous un maximum. Essayez de vous dire que c’est soit ça, ou ne pas étudier et rater. De plus, étudier dans un autre environnement peut être bénéfique, qui sait ? Essayez de demander à une des personnes qui se trouve avec vous de vous soutenir et de vous aider en lui expliquant la matière étudiée, par exemple. Cependant, une fois rentré chez vous, il faudra quand même mettre le paquet.

Dilay Karakadioglu et Lise Cazzoli pour le BDE ESPO

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